Story : Camaro IROC Z






Que dire pour conclure ? Et bien que cette fabuleuse auto est entrée dans la légende comme celle qui à relancé le coupé sport U.S. après une décennie plus que difficile dans les 70's. Qu'elle est aujourd'hui encore mal connue chez nous, et souvent délaissée par des propriétaires qui la connaissent mal. Profitez en ! L'IROC Z est une future voiture de collection, capable de performances hors du commun dans ses versions haut de gamme, et qui reste une valeur sûre, un bon investissement pour l'avenir de ceux qui sauront la restaurer ou la maintenir dans un parfait état d'origine. Bref, un formidable jouet pour adulte qui vous procurera un plaisir immense, aussi bien à contempler qu'a conduire. Tant mieux pour ceux qui savent, tant pis pour les autres !

C'est des initiales de ce championnat IROC que va naître en 1985 une version haut de gamme de la Camaro, qui sur base de la sportive Z28, viendra tirer l'image de la Camaro vers le haut du panier. Forte de ses succès en compétition ou les Camaro de course se débrouillent particulièrement bien, les ventes de la version civile vont exploser, usant et abusant de l'image valorisante que l'IROC Z à ainsi acquise.
Mais concrètement, qu'est ce qu'une Camaro IROC Z ? La base est donc une Z28 standard, sur laquelle Chevrolet ajoutait un package d'options visant à modifier autant l'esthétique que la dynamique. Le pack comprenait tout d'abord un décoration spécifique faite de liserets de carrosserie et de monogrammes assortis. Un jeu de magnifiques jantes aluminium en 8x16 pouces, chaussées de Good Year Eagle VR en 245/50, venait à la fois affirmer le look et faire considérablement progresser la tenue de route.
Des antibrouillards AV prenaient place dans la calandre, alors que l'intérieur recevait un volant cuir et des badges spécifiques. Du côté de la mécanique, le moteur de base était le même que celui des Z28, à savoir un V8 de 5.0 L de cylindrée à carburateur 4 corps, affichant modestement 165 chevaux.
Mais la ou l'IROC se distinguait, c'est qu'elle introduisait la possibilité d'obtenir en option une version à injection multipoint de ce moteur, qui lui affichait des puissances bien plus convaincantes : 195 chevaux lorsque livré en boite automatique, et 215 chevaux avec la boite manuelle 5 rapports qui permettait un arbre à cames plus "viril" et des réglages différents.
Les trains roulants de l'IROC n'étaient pas en reste, puisqu'en plus des roues spécifiques, l'auto se voyait dotée de suspensions renforcées avec amortisseurs AR bilstein, d'une direction au rapport plus sportif, et de réglages de trains roulants adaptés.
Pour entrer dans le vif du sujet, et les performances, allez vous me dire ??? Et bien elles étaient plus que convaincantes, et restent encore aujourd'hui respectables. Ainsi, la version 5.O L TPi de 215 chevaux en boite manuelle abattait elle le 0 à 100 km/h en 7.2 secondes, le 400 m / d.a. en à peine plus de 15 secondes, pour une vitesse de pointe de plus de 225 km/h... de bien beaux chiffres il y a plus de 15 ans !
Face à un succès incontestable, Chevrolet a du faire évoluer celle qui en quelques mois était devenue la coqueluche de la jeunesse américaine. Il n'y avait rien de plus excitant pour un jeune de l'époque que de se voir offrir une Camaro IROC pour aller au lycée ! C'était la voiture à la mode, avec son look ravageur et ses moteurs réussis, qui faisait passer la Ford Mustang de l'époque pour une auto d'un autre âge... Et de ce fait, après les jeunes, ce furent les adultes qui commencèrent à vouloir s'affirmer.
La Camaro IROC était devenue une vraie légende vivante. C'est ainsi que pour combler les attentes des plus exigeants et des plus fortunés, l'année 87 vit l'apparition d'options de premier choix : Chevrolet proposait maintenant le V8 5.7 L injection de la Corvette livrable sur la Camaro, mais uniquement en boite automatique. Avec ses 230 chevaux et son couple énorme, il était accompagné d'un système de freinage à 4 disques, d'un pont autobloquant... et de performances que jamais un coupé 4 places de grande série n'avait offert !
L'IROC Z était entrée dans la légende. En 1988, un léger restyling vint modifier quelques points esthétiques, et toujours plus d'options furent proposées. Les jantes de 16 pouces au nouveau design étaient maintenant une option, et le V8 de base adoptait l'injection pour offrir un meilleur rendement et 170 chevaux. Les versions 5.0 L TPi et 5.7 L TPi coiffaient toujours la gamme, avec toujours des performances au top niveau. De nouveaux package aux noms de codes barbares, comme le G92 ou le 1LE (qui ne fut officiellement proposé qu'en 1990) transformaient votre sportive en vraie voiture de sport, grâce à des feins renforcés, un pont autobloquant ou encore un refroidisseur d'huile. Réintroduit en 1987, une version cabriolet était également disponible, mais perdait en agressivité ce qu'elle gagnait en beauté pure. Le 5.7 L n'était d'ailleurs pas disponible sur ce cabriolet.
1990 fut la dernière année de production de la Camaro IROC Z. Chevrolet ne soutenait plus que très officieusement les voitures en compétition, et les goûts du public changeaient peu à peu, attendant plus de modernité. La Camaro n'avait pourtant pas pris une ride, et ses performances étaient toujours de premier plan. Le 5.0 L TPi atteignait maintenant 225 chevaux en boite manuelle, lorsque commandé avec l'option G92, et le 5.7 L affichait 240 chevaux. Les temps passaient sous la barre des 7 secondes au 0 à 100 km/h et au dessous de 15 secondes pour le 400 m d.a. pour la 5.0 L, et encore un peu moins avec le 5.7 L.
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